Fire à Nouméa

by Gari

Un mois de décembre à Nouméa, c’est… Comment dire ?

Je pense que le plus simple est d’affirmer que nous sommes en total décalage avec les habitudes du vieux continent. Pour vous dire, ici, décembre rime avec été, soirée, barbecues et concerts. Oui, concerts, et pas ceux qui font trembler le lagon. Non, on parle bien de ceux qui provoquent des tsunamis dans le Pacifique. Car en ce très estival mois de décembre, les organisateurs du groupe Bar en live ont mis la barre très haute. En particulier pour les habitants qui viennent de Marseille et de la Provence. Car ce mois-ci, c’est l’Aïoli qui est montée à Nouméa.

En effet, la tête d’affiche n’était autres que les joyeux excités de la bande à Gari et ce regretté Lux B, c’est-à-dire les Oaï Star. Oui, les Oaï Star sont à Nouméa en ce début de mois pour mettre le oaï sur les baies de la capitale de la Nouvelle-Calédonie. Trois dates au programme, dont deux qui ont tout pour marquer les esprits.

C’est lors de la première date que l’ambiance fut la plus déjantée, dans la salle du Bohème, pub situé sur la Baie des Citrons. Le groupe a mis en marche toute la puissance et l’énergie de Marseille, sous une chaleur accablante, et a donné ce qu’il avait dans le ventre pour faire danser, jumper et vibrer un public ivre de son punk-rock : les festivités sont lancées sans attendre avec un « Baleti Atòmico » en ouverture, afin de faire grimper la température. Parmi le public, les fans sont ravis et la foule commence à danser sous les riffs de Buzz… Tout est réuni pour dégager une ambiance digne de la ville phocéenne. Nous ne sommes pas au Panier mais pas loin. Le public « local », lui, est surtout curieux, ce qui ne l’empêche pas de se laisse prendre dans la magie du groupe qui ne lésine pas pour faire danser les gens.

Les grands titres du groupe sont ainsi mis en avant avec bien sur le célèbre « Mets les Watts » qui fait son effet en faisant danser tout le public sur le son des deux guitaristes. Il faut dire qu’ils savent mettre le feu mais aussi inviter le public à danser avec « Funky Plomberie » ou encore « Les poètes du tiroir ». Et toutes ces invitations font exploser le thermomètre. La salle du Bohème se transforme petit à petit en un four où tout le monde donne ce qu’il a dans le corps pour mouiller le maillot.

Certes, nous ne sommes pas ici pour un match de Gala mais pour faire trembler la salle comme il faut. Le titre « Comme un fumigène » provoque l’hystérie collective. Le public pogote et les gens slamment pour remercier aux Oaï Star de venir partager avec nous la magie de Marseille et l’enchantement du lagon.

Et le groupe n’est point avare car nous avons droit de découvrir en avant-première les premiers titres du futur opus. Titres sans nul doute taillés également pour la scène.

Le concert prend fin au terme d’une heure vingt de show, ce qui peut paraître court. Mais au vu de la chaleur de ces soirées d’été (plus de 30°C en cette soirée du 6 décembre) c’est assez difficile pour le public de rester à fond tout le temps. Surtout quand on se prend des missiles sonores dans les esgourdes pour faire danser la cité Nouméenne.

Une ambiance atomique, voilà ce qui s’est passé lors des trois shows du groupe le plus fou de la cité Phocéenne, qui après ces trois dates estivales, allait repartir pour deux dates hivernales en Serbie. Merci encore les Oai Star pour nous avoir fait danser jusqu’à plus soif.

JR.

Texte original pécho sur Marseille en live !

Oai Star au Bohème.

Oai Star au Bohème.

Oai Star à la Bodéga.

Oai Star à la Bodéga.

 

GG au Bohème.

GG au Bohème.

 

Oai Star hate sneakers.

Oai Star hate sneakers.

 

Oai Star à la Bodéga.

Oai Star à la Bodéga.

 

Fire à la Bodéga.

Fire à la Bodéga.

 

Métronomax en plein effet.

Métronomax en plein effet.