15 Mai2013

Yes Papa, qu’es aquò?

by Gari

Yes papa qu’es aquò???

Une histoire à 2 francs née dans la tête d’Eric Burbail, mon collègue metteur en scène toulousain, réunir Tartar(e) (voir www.gari-greu.fr/2012/02/05/tartare/) le poète et Gari le Mc pour… faire ce qu’ils font habituellement seuls… ensemble. Tu parles d’une idée, il est bon le Burbail… Moi, Tartar(e), c’est Lux qui me l’a fait découvrir y’a 20 ans, je le connaissais de réputation, mais pas plus que ça.

 

Eric Burbail, Tartar(e) et GG.

Eté 2011 on se re-rencontre à l’occasion d’un de ses spectacles à Marseille,  clin d’oeil, bises, c’est bon la vie et ça part de là, on fait quoi? Ben on va se poser devant le camping car, Tartar(e) va partir couper du bois , me le ramener plus ou moins débité et je vais essayer d’en faire des meubles. On s’essaye, ça joue, on roule et y fait toujours beau.

 

 

Les 15 chansons que nous composerons pendant les 6 mois suivants seront abandonnées dès notre arrivée à Ouaga-Burkina en Février pour créer réellement le spectacle, l’apport de DJ Kayalik, l’immédiateté du sound system et sa pertinence quand il est posé dans la rue, nous font tirer un trait sur le travail préalable, on se met en danger à 2 jours du concert, impeccable!

 

 

Vinrent les concerts, on a arraché le morceau les doigts dans le nez, en toute simplicité, Tartar(e) est ravi que sa prose trouve sa mélodie mais que les spectateurs dansent sur elle, alors ça, c’est un pic ! On aurait pu (dû) prolonger toute la nuit mais je dois filer à l’aéroport avec Kayalik pour un concert à …Vitrolles.

On se retrouve deux mois plus tard à Ax les thermes pour une semaine de répétitions avant la 1ere le 11 mai au J4 à Marseille, dans le 17 arrondissement, village de containers bâti par Générik Vapeur, ou trône un géant de ferraille bras en croix, classe.

 

 

Et là c’est papa qui en parle le mieux: « Parfum de gigantisme hier soir : combat entre le Mistral et le Titan de Generik Vapeur à l’ombre des mats du plus grand voilier du monde. Et alors ! Sur ce ring de gigantisme déjanté, des glaçons dans le sang, nous fûmes David invités à la fête de Goliath, tous, artistes et spectateurs aspirés par l’énergie de nous hisser à hauteur du colossal, à cran sur l’essentiel : « bouger-bouger », chahuter le cerveau, voir la tempête souffler dans les voiles de la conscience légère, éolienne, hilare au spectacle de la folie des mondes. Secoués par la danse collective, festive, partouzarde d’étincelles, nous fûmes électrons dingues d’un seul atome minuscule ivre de sa vibration. Nous fûmes nains dans l’univers, au-delà du bonheur d’être là, voyants des utopies en libération de gravité, en lévitation de conscience. Ce ne fut pas un exploit, ce fut une exploration, une heure minuscule farcie de grandiose liberté qui me rappela que LIBRES ON N’A PEUR DE RIEN. »

Allez venez nous/vous voir.

Gari & Tartar(e)

 

 

 

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